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Chapitre 1.5
1. Boîte à outils

Arithmétique des entiers

L’arithmétique étudie les propriétés des nombres entiers :

  • divisibilité ;
  • nombres premiers ;
  • plus grand commun diviseur ;
  • congruences ;
  • équations à solutions entières.

Elle intervient en cryptographie, en algorithmique, dans les systèmes de codage et dans de nombreux problèmes de périodicité.

Calculer dans les entiers

Dans l’ensemble des nombres réels, on peut presque toujours diviser.

Dans l’ensemble des entiers, la question change :

“

Le résultat de la division est-il encore un entier ?

Par exemple :

\[ 12=3\times 4, \]

donc \(3\) divise \(12\).

En revanche, il n’existe aucun entier \(k\) tel que :

\[ 10=3k. \]

Ainsi, \(3\) ne divise pas \(10\).

L’arithmétique consiste notamment à comprendre ces relations de divisibilité et à les exploiter efficacement.

Divisibilité dans \(\mathbb Z\)

Divisibilité

Soient \(a\) et \(b\) deux entiers relatifs.

On dit que \(a\) divise \(b\) lorsqu’il existe un entier \(k\) tel que :

\[ b=ak. \]

On écrit alors :

\[ a\mid b. \]

Si \(a\) ne divise pas \(b\), on écrit :

\[ a\nmid b. \]

Reconnaître une divisibilité

Comme :

\[ 42=6\times 7, \]

on a :

\[ 6\mid 42. \]

Comme :

\[ -36=9\times(-4), \]

on a également :

\[ 9\mid -36. \]

En revanche :

\[ 5\nmid 42. \]

Diviseurs et multiples

Si \(a\mid b\), alors :

  • \(a\) est un diviseur de \(b\) ;
  • \(b\) est un multiple de \(a\).

Par exemple, les diviseurs positifs de \(12\) sont :

\[ 1,\ 2,\ 3,\ 4,\ 6,\ 12. \]

Propriétés élémentaires

Pour tous entiers \(a\), \(b\), \(c\), \(m\) et \(n\) :

1. \[ a\mid a; \]

2. \[ a\mid 0; \]

  1. si \(a\mid b\) et \(b\mid c\), alors :

\[ a\mid c; \]

  1. si \(a\mid b\) et \(a\mid c\), alors :

\[ a\mid mb+nc. \]

Combinaison linéaire

Supposons :

\[ a\mid b \qquad\text{et}\qquad a\mid c. \]

Il existe donc deux entiers \(p\) et \(q\) tels que :

\[ b=ap \qquad\text{et}\qquad c=aq. \]

Pour tous entiers \(m\) et \(n\) :

\[ mb+nc = map+naq = a(mp+nq). \]

Comme \(mp+nq\in\mathbb Z\), on obtient :

\[ a\mid mb+nc. \]

Ne pas confondre division et divisibilité

L’écriture :

\[ a\mid b \]

n’est pas une fraction.

Elle se lit :

“

\(a\) divise \(b\).

Elle signifie que le quotient \(\frac ba\) est un entier.

Division euclidienne

Division euclidienne

Soient \(a\in\mathbb Z\) et \(b\in\mathbb N^*\).

Il existe un unique couple d’entiers \((q,r)\) tel que :

\[ a=bq+r \]

avec :

\[ 0\leq r<b. \]

L’entier \(q\) est le quotient et \(r\) est le reste.

Division euclidienne de 157 par 12

On cherche \(q\) et \(r\) tels que :

\[ 157=12q+r \]

avec :

\[ 0\leq r<12. \]

Comme :

\[ 157=12\times 13+1, \]

le quotient est \(13\) et le reste est \(1\).

Division euclidienne d’un entier négatif

Effectuons la division euclidienne de \(-17\) par \(5\).

On doit avoir :

\[ -17=5q+r \]

avec :

\[ 0\leq r<5. \]

Or :

\[ -17=5\times(-4)+3. \]

Ainsi :

\[ q=-4 \qquad\text{et}\qquad r=3. \]

Critère de divisibilité par le reste

Reste nul

Dans la division euclidienne :

\[ a=bq+r, \]

on a :

\[ b\mid a \]

si et seulement si :

\[ r=0. \]

Plus grand commun diviseur

PGCD

Soient \(a\) et \(b\) deux entiers non tous deux nuls.

Le plus grand entier naturel divisant à la fois \(a\) et \(b\) est appelé leur plus grand commun diviseur.

On le note :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b). \]

PGCD par liste de diviseurs

Les diviseurs positifs de \(18\) sont :

\[ 1,\ 2,\ 3,\ 6,\ 9,\ 18. \]

Les diviseurs positifs de \(30\) sont :

\[ 1,\ 2,\ 3,\ 5,\ 6,\ 10,\ 15,\ 30. \]

Le plus grand diviseur commun est \(6\). Donc :

\[ \operatorname{pgcd}(18,30)=6. \]

Nombres premiers entre eux

Entiers premiers entre eux

Deux entiers \(a\) et \(b\) sont premiers entre eux lorsque :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b)=1. \]

Par exemple :

\[ \operatorname{pgcd}(8,15)=1. \]

Les entiers \(8\) et \(15\) sont donc premiers entre eux.

Algorithme d’Euclide

Le calcul par liste des diviseurs devient inefficace pour de grands nombres.

L’algorithme d’Euclide utilise des divisions successives.

Invariance du PGCD

Si :

\[ a=bq+r, \]

alors :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b) = \operatorname{pgcd}(b,r). \]

Algorithme d’Euclide

Pour calculer \(\operatorname{pgcd}(a,b)\), avec \(a>b>0\) :

  1. effectuer la division euclidienne de \(a\) par \(b\) ;
  2. remplacer le couple \((a,b)\) par \((b,r)\) ;
  3. recommencer tant que le reste est non nul ;
  4. le dernier reste non nul est le PGCD.
Calcul de \(\operatorname{pgcd}(252,198)\)

On effectue les divisions successives :

\[ 252=198\times 1+54, \]

\[ 198=54\times 3+36, \]

\[ 54=36\times 1+18, \]

\[ 36=18\times 2+0. \]

Le dernier reste non nul est \(18\). Donc :

\[ \boxed{\operatorname{pgcd}(252,198)=18}. \]

Algorithme d’Euclide
Schéma des divisions successives de l’algorithme d’Euclide

Chaque division remplace le couple étudié par le diviseur et le reste. Le dernier reste non nul est le PGCD.

Identité de Bézout

Théorème de Bézout

Soient \(a\) et \(b\) deux entiers non tous deux nuls.

Il existe deux entiers \(u\) et \(v\) tels que :

\[ au+bv = \operatorname{pgcd}(a,b). \]

Une telle égalité est appelée identité de Bézout.

Algorithme d’Euclide étendu

Pour déterminer \(u\) et \(v\), on remonte les divisions de l’algorithme d’Euclide.

Identité de Bézout pour \(252\) et \(198\)

Nous avons obtenu :

\[ 252=198+54, \]

\[ 198=3\times 54+36, \]

\[ 54=36+18. \]

On remonte :

\[ 18=54-36. \]

Or :

\[ 36=198-3\times 54. \]

Donc :

\[ 18 = 54-(198-3\times 54) = 4\times 54-198. \]

Comme :

\[ 54=252-198, \]

on obtient :

\[ 18 = 4(252-198)-198. \]

Ainsi :

\[ \boxed{18=4\times252-5\times198}. \]

Les coefficients de Bézout sont donc :

\[ u=4 \qquad\text{et}\qquad v=-5. \]

Caractérisation des entiers premiers entre eux

Les entiers \(a\) et \(b\) sont premiers entre eux si et seulement s’il existe deux entiers \(u\) et \(v\) tels que :

\[ au+bv=1. \]

Les coefficients de Bézout ne sont pas uniques

Si \((u_0,v_0)\) vérifie :

\[ au_0+bv_0=d, \]

alors il existe généralement une infinité d’autres couples vérifiant la même égalité.

Théorème de Gauss

Théorème de Gauss

Soient \(a\), \(b\) et \(c\) trois entiers.

Si :

\[ a\mid bc \]

et si \(a\) et \(b\) sont premiers entre eux, alors :

\[ a\mid c. \]

Démonstration avec Bézout

Puisque \(a\) et \(b\) sont premiers entre eux, il existe \(u,v\in\mathbb Z\) tels que :

\[ au+bv=1. \]

En multipliant par \(c\) :

\[ acu+bcv=c. \]

Or :

\[ a\mid acu. \]

Par hypothèse :

\[ a\mid bc, \]

donc :

\[ a\mid bcv. \]

Ainsi, \(a\) divise la somme :

\[ acu+bcv=c. \]

Par conséquent :

\[ a\mid c. \]

Conséquence utile

Si :

\[ a\mid c, \qquad b\mid c \]

et si \(a\) et \(b\) sont premiers entre eux, alors :

\[ ab\mid c. \]

Application du théorème de Gauss

Supposons :

\[ 12\mid 35n. \]

Comme :

\[ \operatorname{pgcd}(12,35)=1, \]

le théorème de Gauss donne :

\[ 12\mid n. \]

Nombres premiers

Nombre premier

Un entier naturel \(p\geq 2\) est premier lorsqu’il possède exactement deux diviseurs positifs :

\[ 1 \qquad\text{et}\qquad p. \]

Les premiers nombres premiers sont :

\[ 2,\ 3,\ 5,\ 7,\ 11,\ 13,\ 17,\ 19,\ldots \]

Le nombre \(1\) n’est pas premier

Le nombre \(1\) ne possède qu’un seul diviseur positif.

Il n’est donc pas premier.

Tester si un nombre est premier

Limite du test des diviseurs

Pour déterminer si un entier \(n\geq 2\) est premier, il suffit de vérifier qu’il n’est divisible par aucun nombre premier inférieur ou égal à :

\[ \sqrt n. \]

Le nombre \(97\) est-il premier ?

On a :

\[ \sqrt{97}\approx 9{,}85. \]

Il suffit donc de tester les nombres premiers :

\[ 2,\ 3,\ 5,\ 7. \]

Le nombre \(97\) n’est divisible par aucun d’eux.

Donc \(97\) est premier.

Décomposition en facteurs premiers

Théorème fondamental de l’arithmétique

Tout entier naturel \(n\geq 2\) peut s’écrire de manière unique, à l’ordre des facteurs près, sous la forme :

\[ n = p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \cdots p_k^{\alpha_k}, \]

où les \(p_i\) sont des nombres premiers distincts et les \(\alpha_i\) des entiers naturels non nuls.

Décomposition de \(756\)

On effectue les divisions successives :

\[ 756=2\times378, \]

\[ 378=2\times189, \]

\[ 189=3\times63, \]

\[ 63=3\times21, \]

\[ 21=3\times7. \]

Ainsi :

\[ \boxed{756=2^2\times3^3\times7}. \]

PGCD et décomposition première

Si :

\[ a = \prod p_i^{\alpha_i} \]

et :

\[ b = \prod p_i^{\beta_i}, \]

alors :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b) = \prod p_i^{\min(\alpha_i,\beta_i)}. \]

PGCD par décomposition

On a :

\[ 360=2^3\times3^2\times5, \]

\[ 504=2^3\times3^2\times7. \]

Donc :

\[ \operatorname{pgcd}(360,504) = 2^3\times3^2 = 72. \]

Congruences

Les congruences permettent de raisonner directement sur les restes des divisions euclidiennes.

Congruence modulo \(n\)

Soient \(a\), \(b\) deux entiers et \(n\geq 1\).

On dit que \(a\) est congru à \(b\) modulo \(n\) lorsque :

\[ n\mid(a-b). \]

On écrit :

\[ a\equiv b\pmod n. \]

Interprétation par les restes

On a :

\[ a\equiv b\pmod n \]

si et seulement si \(a\) et \(b\) ont le même reste dans leur division euclidienne par \(n\).

Congruences simples

Comme :

\[ 38-3=35=5\times7, \]

on a :

\[ 38\equiv3\pmod5. \]

De même :

\[ -2\equiv5\pmod7, \]

car :

\[ -2-5=-7. \]

Congruences et horloge modulaire
Représentation des classes de congruence sur une horloge modulaire

Deux entiers sont congrus modulo \(n\) lorsqu’ils occupent la même position sur une horloge comportant \(n\) graduations.

Opérations sur les congruences

Compatibilité avec les opérations

Si :

\[ a\equiv b\pmod n \]

et :

\[ c\equiv d\pmod n, \]

alors :

\[ a+c\equiv b+d\pmod n, \]

\[ a-c\equiv b-d\pmod n, \]

\[ ac\equiv bd\pmod n. \]

Pour tout entier naturel \(k\) :

\[ a^k\equiv b^k\pmod n. \]

Calcul d’un reste avec les congruences

Calculons le reste de :

\[ 7^{2026} \]

dans la division par \(10\).

Les puissances de \(7\) modulo \(10\) suivent le cycle :

\[ 7^1\equiv7, \]

\[ 7^2\equiv9, \]

\[ 7^3\equiv3, \]

\[ 7^4\equiv1 \pmod{10}. \]

Le cycle est de longueur \(4\).

Or :

\[ 2026\equiv2\pmod4. \]

Donc :

\[ 7^{2026}\equiv7^2\equiv9\pmod{10}. \]

Le chiffre des unités de \(7^{2026}\) est donc \(9\).

Critères de divisibilité

Les congruences permettent de justifier plusieurs critères usuels.

Comme :

\[ 10\equiv1\pmod3, \]

on a également :

\[ 10^k\equiv1\pmod3. \]

Ainsi, un entier est congru modulo \(3\) à la somme de ses chiffres.

On obtient le même résultat modulo \(9\).

Diviseur

Critère de divisibilité

\(2\)

Le chiffre des unités est pair.

\(3\)

La somme des chiffres est divisible par \(3\).

\(5\)

Le chiffre des unités est \(0\) ou \(5\).

\(9\)

La somme des chiffres est divisible par \(9\).

\(10\)

Le chiffre des unités est \(0\).

Équations congruentielles

On cherche parfois les entiers \(x\) vérifiant :

\[ ax\equiv b\pmod n. \]

Condition d’existence

La congruence :

\[ ax\equiv b\pmod n \]

admet une solution si et seulement si :

\[ \operatorname{pgcd}(a,n)\mid b. \]

Résoudre \(14x\equiv8\pmod{20}\)

On calcule :

\[ \operatorname{pgcd}(14,20)=2. \]

Comme :

\[ 2\mid8, \]

la congruence admet des solutions.

On divise par \(2\) :

\[ 7x\equiv4\pmod{10}. \]

Or :

\[ 7\times3=21\equiv1\pmod{10}. \]

On multiplie donc par \(3\) :

\[ x\equiv12\pmod{10}. \]

Ainsi :

\[ x\equiv2\pmod{10}. \]

Modulo \(20\), cela donne deux classes de solutions :

\[ \boxed{x\equiv2\pmod{20}} \]

ou :

\[ \boxed{x\equiv12\pmod{20}}. \]

On ne divise pas toujours une congruence librement

À partir de :

\[ ac\equiv bc\pmod n, \]

on ne peut pas toujours conclure :

\[ a\equiv b\pmod n. \]

La simplification est possible lorsque \(c\) est premier avec \(n\).

Équations diophantiennes linéaires

Une équation diophantienne est une équation dont on recherche les solutions entières.

Nous étudions les équations :

\[ ax+by=c. \]

Condition d’existence

L’équation :

\[ ax+by=c \]

admet des solutions entières si et seulement si :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b)\mid c. \]

Résoudre \(ax+by=c\)
  1. Calculer :

\[ d=\operatorname{pgcd}(a,b). \]

  1. Vérifier que :

\[ d\mid c. \]

  1. Déterminer une identité de Bézout :

\[ au+bv=d. \]

  1. Multiplier par :

\[ \frac cd \]

pour obtenir une solution particulière.

  1. Écrire toutes les solutions.
Solution générale

Si \((x_0,y_0)\) est une solution particulière de :

\[ ax+by=c \]

et si :

\[ d=\operatorname{pgcd}(a,b), \]

alors toutes les solutions sont :

\[ x=x_0+\frac bd k, \]

\[ y=y_0-\frac ad k, \qquad k\in\mathbb Z. \]

Résoudre \(84x+30y=6\)

On calcule :

\[ \operatorname{pgcd}(84,30)=6. \]

Comme :

\[ 6\mid6, \]

l’équation admet des solutions.

On simplifie :

\[ 14x+5y=1. \]

Or :

\[ 1=3\times5-14. \]

Ainsi, une solution particulière est :

\[ x_0=-1, \qquad y_0=3. \]

Toutes les solutions sont donc :

\[ \boxed{x=-1+5k} \]

et :

\[ \boxed{y=3-14k}, \qquad k\in\mathbb Z. \]

Exercices diagnostiques et progressifs

Diagnostic

Exercice

Divisibilité et division euclidienne

Application EntraînementDifficulté 1/5Corrigé complet
divisibilitedivision-euclidienne
  1. Indiquer si les affirmations suivantes sont vraies :

\[ 7\mid84, \qquad 9\mid145, \qquad 11\mid0, \qquad 6\mid(-42). \]

  1. Effectuer les divisions euclidiennes :
    • de \(173\) par \(15\) ;
    • de \(-23\) par \(7\).

Algorithme d’Euclide

Exercice

PGCD et identité de Bézout

Méthode EntraînementDifficulté 2/5Corrigé complet
pgcdeuclidebezout
  1. Calculer :

\[ \operatorname{pgcd}(252,198). \]

  1. Déterminer deux entiers \(u\) et \(v\) tels que :

\[ 252u+198v = \operatorname{pgcd}(252,198). \]

Nombres premiers

Exercice

Décomposition en facteurs premiers

Application EntraînementDifficulté 2/5Corrigé complet
nombres-premiersfactorisation

Décomposer en facteurs premiers :

\[ 756 \qquad\text{et}\qquad 1386. \]

En déduire leur PGCD.

Théorème de Gauss

Exercice

Exploiter des entiers premiers entre eux

Méthode Type BacDifficulté 3/5Corrigé complet
gaussdivisibilitepgcd

Soit \(n\in\mathbb Z\).

On suppose que :

\[ 35n \]

est divisible par \(12\).

Démontrer que \(n\) est divisible par \(12\).

Puissances et congruences

Exercice

Chiffre des unités d’une grande puissance

Méthode Type BacDifficulté 3/5Corrigé complet
congruencespuissancescycles

Déterminer le chiffre des unités de :

\[ 7^{2026}. \]

Équation congruentielle

Exercice

Résoudre une congruence linéaire

Méthode ApprofondissementDifficulté 4/5Corrigé complet
congruencesequationsbezout

Résoudre dans \(\mathbb Z\) :

\[ 14x\equiv8\pmod{20}. \]

Équation diophantienne

Exercice

Répartition de matériels

Problème de synthèse Type BacDifficulté 4/5Corrigé complet
diophantiennebezoutsolutions-entieres

Un service dispose de lots contenant respectivement \(84\) et \(30\) unités.

On souhaite résoudre l’équation :

\[ 84x+30y=6, \]

où \(x\) et \(y\) sont des entiers relatifs.

  1. Justifier que l’équation possède des solutions.
  2. Déterminer une solution particulière.
  3. Déterminer toutes les solutions entières.

Pont vers l’Université

Arithmétique, structures algébriques et cryptographie

À l’Université, les congruences sont interprétées comme des calculs dans des ensembles quotients :

\[ \mathbb Z/n\mathbb Z. \]

Les entiers y sont regroupés selon leur reste modulo \(n\).

Par exemple, modulo \(5\), tous les entiers appartiennent à l’une des cinq classes :

\[ \overline0,\ \overline1,\ \overline2,\ \overline3,\ \overline4. \]

L’arithmétique modulaire permet notamment :

  • la construction de codes correcteurs ;
  • le chiffrement des données ;
  • la vérification de l’intégrité des messages ;
  • la génération de clés cryptographiques ;
  • la conception de protocoles sécurisés.

Le système RSA repose en particulier sur :

  • les nombres premiers ;
  • la décomposition en facteurs premiers ;
  • les congruences ;
  • l’identité de Bézout ;
  • le calcul d’inverses modulo un entier.

L’algorithme d’Euclide étudié au lycée est donc déjà un véritable algorithme de cryptographie.

Synthèse — Arithmétique des entiers

Divisibilité

\[ a\mid b \iff \exists k\in\mathbb Z,\quad b=ak. \]

Si :

\[ a\mid b \qquad\text{et}\qquad a\mid c, \]

alors, pour tous \(m,n\in\mathbb Z\) :

\[ a\mid mb+nc. \]

Division euclidienne

Pour \(b>0\) :

\[ a=bq+r, \qquad 0\leq r<b. \]

PGCD

L’algorithme d’Euclide repose sur :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b) = \operatorname{pgcd}(b,r), \]

lorsque :

\[ a=bq+r. \]

Bézout

Il existe \(u,v\in\mathbb Z\) tels que :

\[ au+bv = \operatorname{pgcd}(a,b). \]

En particulier :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b)=1 \iff \exists u,v\in\mathbb Z,\quad au+bv=1. \]

Gauss

Si :

\[ a\mid bc \]

et :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b)=1, \]

alors :

\[ a\mid c. \]

Congruences

\[ a\equiv b\pmod n \iff n\mid(a-b). \]

Les congruences sont compatibles avec l’addition, la soustraction et la multiplication.

Équation diophantienne

L’équation :

\[ ax+by=c \]

admet des solutions entières si et seulement si :

\[ \operatorname{pgcd}(a,b)\mid c. \]

Si \((x_0,y_0)\) est une solution particulière et si :

\[ d=\operatorname{pgcd}(a,b), \]

alors :

\[ x=x_0+\frac bd k, \]

\[ y=y_0-\frac ad k, \qquad k\in\mathbb Z. \]